Stress et télétravail

Articles récents

Quel massage pour femme enceinte ?

Quel massage pour femme enceinte ?

15 juin 2021

Récupération sportive : Les outils pour l'optimiser

Récupération sportive : Les outils pour l'optimiser

21 mai 2021

Quelle est la vraie durée d'une séance de flottaison ?

Quelle est la vraie durée d'une séance de flottaison ?

13 mai 2021

Stress et télétravail

Impulsé par l’un des pères fondateurs de la cybernétique, Norbert Wiener, le télétravail trouve ses origines aux Etats-Unis dès les années 50 dans le cadre d’une supervision qu’il mène en tant qu’architecte depuis l’Europe pour la construction d’un bâtiment aux Etats-Unis.

S’ensuivent l’utilisation du fax et du téléphone, avant que le développement des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) ne viennent l’intégrer définitivement comme nouvelle méthode de travail. Aujourd’hui il est utilisé à la fois comme une organisation du travail et comme un recours face à la pandémie, mais il n’est pas sans conséquences sociales, psychologiques voire physiologiques. Nous fournirons dans cet article quelques clés pour atténuer les troubles qu’il génère potentiellement.

Réorganiser son rythme biologique

Chaque métier exercé a ses codes, son histoire, sa culture..et son rythme. Notre organisme doit donc s’adapter à cette organisation : un urgentiste n’aura pas le même rythme de vie qu’un salarié dans une usine et les conséquences sur le rythme circadien de chacun ne seront pas les mêmes.

Cependant, ce qui est certainement le plus important à accompagner, c’est la faculté et l’énergie que l’organisme devra déployer si le rythme qui lui est proposé est modifié, a fortiori si c’est de façon soudaine.

Le télétravail, qu’il soit bien vécu ou non, est une situation de changement au niveau de l’organisme : l’organisation du lever et par conséquent le nombre d’heures de sommeil peuvent varier, la présence permanente au foyer peut engendrer des dérives alimentaires et les pauses peuvent être modifiées voire annulées.

Notre raisonnement intellectuel n’est pas nécessairement orienté vers le travail quand nous sommes chez nous. La mise en place soudaine du télétravail peut engendrer une forme de stress lié au changement en tant que tel. Pour éviter les dérèglements hormonaux, les troubles du sommeil et/ou de l’alimentation qu’il peut engendrer, il convient autant que possible de réfléchir à un autre rythme, qui tient compte de cette nouvelle situation, mais qui reste le plus régulier possible pour éviter à ce « stress du changement » de s’enclencher.

Dans cette réflexion, il paraît essentiel d’inclure, voire de prioriser sur le nombre d’heures de sommeil : bon nombre d’entre nous décrivent un temps de travail beaucoup plus important en télétravail qu’en se rendant sur le lieu de travail habituel ! Le coucher est souvent plus tardif et dans la mesure où aucune activité n’est venue ponctuer la soirée, il est fréquent de passer du « bureau » au « dodo »..

Pour éviter ce schéma, une piste consiste à lister l’ensemble des moments de la journée de 24h et d’y apposer une durée, une heure de début une heure de fin. Cette façon de procéder, toute simple, permet de cadrer la journée. Incluez absolument les temps de pause et de loisirs dans ces 24h : inconsciemment, vous saurez que la pause est imminente et sécréterez peut-être de la sérotonine, précurseur de la mélatonine, hormone du sommeil.

Dans tous les cas, il conviendra d’imposer cette régularité à l’organisme pendant au moins sept jours pour qu’il l’intègre.

Alimentation adaptée : comment conserver son équilibre acido-basique

Avant toute chose, qu’est-ce que l’équilibre acido-basique ?! Il s’agit de l’équilibre entre l’acidité et l’alcalinité dans notre organisme. Cet équilibre est fragile et peut être perturber autant par une alimentation déséquilibrée que par un stress prolongé..ou les deux !

Conserver un équilibre acido basique stable dans une période de changement de rythme est crucial pour la qualité de la digestion, la stabilité du foie et la facilité avec laquelle les émonctoires (portes de sortie de l’organisme) feront leur travail d’élimination des toxines.

La première astuce est parfois la plus négligée dans la situation de télétravail. Il s’agit du temps qui est consacré au repas et à la mastication. En effet il est recommandé de mâcher sept fois par bouchée pour participer à l’équilibre entre le basique et l’acide.

La consommation de légumes, notamment verts, contribuera également à cet équilibre. Les aliments alcalinisants tels que les échalotes, la ciboulette, le persil accompagneront parfaitement ces légumes pour participer à réduire l’acidité dans l’organisme. Les huiles végétales, de première pression à froid, contribueront par ailleurs à la fois à cet équilibre et à une bonne régulation des taux de graisses dans le sang.

Autre élément très important, la digestion qui peut se trouver perturbée par les changements de rythme : rester par exemple assis toute la matinée puis manger assis tout en poursuivant à travailler rendra la digestion potentiellement lourde et surtout « dénuée de sens ».

Enfin, pour une bonne élimination des toxines, l’hydratation est un élément essentiel qu’il conviendra de ne pas oublier et d’instaurer dans ce nouveau type de journée que constitue le télétravail.

Bouger son corps de façon régulière

Le télétravail peut avoir comme avantage d’être une occasion d’organiser son rythme quotidien, voire hebdomadaire, en y incluant la notion de mouvement du corps. S’il n’est pas possible de pratiquer une activité sportive, de petites actions peuvent cependant éviter au corps de rester statique : travailler sur un ballon gonflable, alterner le travail assis et le travail debout, s’imposer une dizaine de minutes de mouvements de bras (rotations d’épaules), se forcer à bailler.. autant de petits mouvements qui, répétés toutes les deux heures, contribueront à maintenir notre corps en mouvements, même légers.

Bien évidemment et autant que possible, une marche en extérieur, un footing, une promenade en vélo,..toute activité physique possible améliorera à la fois la mobilité du corps..et la tranquillité de l’esprit !

Trouver son propre calme intérieur

En période de changements, comme nous l’évoquions,l’organisme sécrète l’hormone du stress, le cortisol, de façon plus ou moins intense. L’objectif premier est de nous mobiliser pour nous permettre de nous adapter. Cependant, le rythme souvent soutenu et le stress parfois installé de façon chronique nous amène à ne plus savoir gérer la production de cortisol de façon optimale.

Le rapport au changement est alors modifié et les réactions qui en découlent sont décuplées.

Le télétravail induit une modification des rapports hiérarchiques et a des conséquences sociales non négligeables. La distance induite par les relations virtuelles peut avoir comme conséquence un renfermement sur soi ou au contraire une explosion d’émotions, souvent de colère et de frustration.

Les situations plutôt banales du quotidien deviennent alors difficiles à supporter et génératrices de conflits. Ces conflits se créant à distance, depuis chez soi, leurs effets collatéraux sont d’autant plus importants au sein du foyer, ne pouvant pas simplement se résoudre dans l’entreprise.

La situation de télétravail nécessite de trouver à la fois une forme de protection, pour soi-même et pour ses proches, mais également une capacité accrue à maîtriser ses émotions.

La respiration abdominale, la cohérence cardiaque, la visualisation d’éléments positifs, la pratique de la sophrologie..ces différentes techniques seront d’autant plus utiles pour appréhender ce nouveau mode d’activité professionnelle.

La possibilité de pratiquer une activité en extérieure contribuera à établir ces techniques dans la durée et à les accentuer autant que possible. La flottaison en isolation sensorielle en est une, dans la mesure où elle permet un relâchement corporel, une contribution à l’élimination des toxines, mais également une régulation des sécrétions hormonales et une mise au repos du cerveau..relaxation ET créativité au rendez-vous, pour une adaptabilité dans la durée !