La Flottaison en Isolation Sensorielle

Bien loin de suivre une tendance marketing, la flottaison en isolation sensorielle est née dans les années 50 des fruits de recherches scientifiques. Sa crédibilité s’est assise au fil des années et des expériences, dans des domaines .......

Histoire et fondements

"You don't have to suffer continual chaos in order to grow" John C. LILLY 

Bien loin de suivre une tendance marketing, la flottaison en isolation sensorielle est née dans les années 50 des fruits de recherches scientifiques. Sa crédibilité s’est assise au fil des années et des expériences, dans des domaines divers et variés comme la pratique d’un sport intensif, le traitement de la dépression chronique, des troubles de l’anxiété ou les maladies chroniques articulaires.

La flottaison en isolation sensorielle trouve ses origines dans les années 50 aux USA.

A cette époque, de nombreuses recherches sont menées pour comprendre d’où provient l’origine de la conscience. C’est dans le cadre de cette recherche que le physicien et neuroscientifique John C. LILLY décide de « couper » le cerveau des stimulations extérieures permanentes que sont pour lui la gestion de la gravité et celle des 5 sens (ouie, vue, toucher, odorat, goût). Son objectif premier est de tester l’activité neuronale : coupé de ce « travail » permanent, que va faire notre cerveau ?! Va-t-il se mettre au repos, ou bien va-t-il au contraire utiliser l’espace libéré pour être encore plus actif !?

La réponse ne se fait pas attendre puisque dès la première expérience, John C. LILLY découvre que l’activité cérébrale est décuplée dans le contexte d’isolation sensorielle et que l’effet d’apesanteur sur le corps induit non seulement un relâchement musculaire immédiat, mais autorise également une activité cérébrale accrue.

Publics concernés

Petit ou grand, stressé ou en quête de créativité, chacun trouvera dans sa séance de flottaison une réponse organique autant que cérébrale. Cette réponse devient particulièrement intéressante quand elle prend le sens d’une quête de mieux-être. Quand elle accompagne les effets indésirables des traitements médicaux, quand elle participe à soulager la douleur chronique pour les personnes souffrant de fibromyalgie, de Sclérose en Plaques, de Polyarthrite. Quand elle s’inscrit dans la durée, pour offrir chaque fois ses bienfaits, selon celui ou celle que l’on est au moment où elle est pratiquée.

Bienfaits pour le corps

La quantité de sel d’Epsom (+ de 500 kgs) que contient le Neopod induit l’apesanteur. La constitution même du sel d’Epsom (sulfate de magnésium) en fait un ingrédient de choix pour le ressourcement corporel.

Sa pénétration intra dermique n’aura en tant que telle aucun effet immédiat sur le taux de magnésium contenu dans le sang. A l’inverse, une pratique régulière aura des effets régénérant sur la constitution des muscles, tendons et articulations.

La présence du sulfate de magnésium n’est pas la seule explication à la détente corporelle qu’apporte la flottaison. En effet, l’apesanteur fournit à elle seule une occasion de détente immédiate et non contrôlée de chaque muscle, de chaque membre, petit à petit...n’est-ce pas ce qu’on appelle le lâcher prise ?!

Et pour l’esprit

Comme nous l’avons évoqué en première partie de cet article, la pratique de la flottaison en isolation sensorielle trouve son origine dans une quête d’observation de l’activité cérébrale déconnectée de stimuli extérieurs.

La méthode « REST » (Restricted Environmental Stimulation Therapy) trouve alors toute sa place aux côtés des traitements thérapeutiques et connaît même un véritable engouement dans le pays qui lui donna naissance, jusque dans les années 70, pour assoir ensuite sa notoriété scientifique à partir des années 80 et se développer dans les pays asiatiques puis en Europe à partir de l’an 2000.

Non contente de procurer une détente grâce au silence et à la mise au repos plus générale des sens, à la détente corporelle qu’engendre l’apesanteur dans le bain de sel d’Epsom et la relaxation générale qu’induit le fait de s’offrir un moment de bien-être ; la flottaison en isolation sensorielle est également adaptée à l’accompagnement des thérapies mises en place pour traiter un certain nombres de troubles d’ordre psychologique comme les états dépressifs chroniques, les troubles d’anxiété généralisés (General Anxiety Disorder), le stress chronique, les suites d’un burn out, le post partum mais également des troubles malheureusement plus communs comme les troubles du sommeil.

Les bienfaits de la flottaison en isolation sensorielle dans ce type de contextes ont été étudiés à plusieurs reprises ces soixante dernières années. Le principal point à retenir est qu’il est essentiel de la pratiquer de façon régulière pour tirer de réels bénéfices lorsque l’on cherche à accompagner le traitement d’une pathologie ou les effets d’une thérapie.

Autre point extrêmement positif et encourageant : la flottaison en isolation sensorielle ne comporte pas d’effets secondaires, contrairement à certains traitements. Elle peut donc tout à fait accompagner le traitement de pathologies lourdes. Prenons l’exemple du GAD (GeneralAnxiety Disorder) : en 2016, une étude a été menée en Suède sous l’impulsion d’Anette KJELLGREN, professeur de psychologie à l’université de Karlstadt. Les résultats de cette étude démontrent que les traitements anxiolytiques de 37 % des patients qui ont suivi la thérapie de flottaison sur une durée de 7 mois pour un nombre total de 12 séances ont pu être interrompus avec l’accord de leur psychiatre et que c’était toujours le cas 6 mois après la fin de l’étude.

En 1983, John W.Turner et Thomas Fine, respectivement professeurs en psychiatrie du « medical college of Ohio » et de l’université de Toledo, ont publié une étude qui mesure le taux de l’hormone cortisol (« hormone du stress ») au fil des séances de flottaison en isolation sensorielle. Cette fameuse hormone, dont la sécrétion est en quelque sorte «commandée » au niveau du cortex pré frontal, bloque la sécrétion des hormones de bien être (dopamine, sérotonine) lorsqu’elle est sécrétée de façon régulière et excessive. Il s’avère que la pratique de 7 séances sur 12 semaines a permis de mesurer une diminution de la sécrétion du cortisol chez 37 % des patients, au point de pouvoir constater ensuite des niveaux accrus de sécrétion dopaminique et sérotonique. L’aspect très positif de cette pratique réside probablement dans le fait que ses bénéfices perdurent sur une période de six mois.

Cet état de « coupure » des sens est donc incontestablement relaxant. Mais pas seulement. La pratique régulière de la flottaison en isolation sensorielle induit une meilleure qualité de sommeil puisque les sécrétions hormonales se font plus naturellement. Il serait mensonger d’affirmer qu’une seule séance suffise à faire bénéficier de plusieurs heures de sommeil en plus. Il est tout à fait permis cependant de se baser sur des faits et d’observer les bienfaits qui commencent généralement à partir de la troisième séance.

La pratique régulière de la sophrologie ou de la méditation induisent tout autant cet état Théta dans lequel le cerveau se positionne. Il reste cependant très compliqué à atteindre de cette façon pour les personnes anxieuses, stressées ou souffrant de troubles cognitifs qui ont précisément mille peines à se « poser ». La flottaison en isolation sensorielle les y amène de façon rapide et non contrôlée. Un état Théta sans effort, quelle promesse pour le cerveau !